Création
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et Touraine
Tours, classée
"Ville d'art et d'histoire", témoigne
d'un passé prestigieux, de l'empreinte
d'époques et de styles qui ont laissé
à la ville un patrimoine des plus
riches et précieux.
Capitale du royaume de France au XVe et
XVIe siècle, la ville possède
des trésors qu'elle a su préserver
et promouvoir. Depuis 2000, Tours
et plus généralement le Val
de Loire font partie du patrimoine mondial
de l'Unesco, au titre de paysage culturel.
Cela englobe, souligne Dominique Tremblay,
directeur de la Mission Val de Loire "l'ensemble
des aspects culturels, économiques,
le paysage naturel, son évolution
avec l'action de l'homme et le résultat
des interactions de l'homme et de la nature."
Connu internationalement pour ses châteaux,
le Val de Loire doit "dépasser
cette image traditionnelle en mettant en
avant la richesse de la faune et de la flore,
l'offre culturelle et économique
de la région" insiste-t-il.
Les maisons à pans de bois, la cathédrale
Saint-Gatien, le pont Wilson, le château…
émerveillent eux aussi de nombreux
touristes. Lieu de promenades et de réflexions,
de rencontres et d'échanges, la place
Plumereau, ancienne place du marché,
est devenue un pôle d'attraction irrésistible
de la cité tourangelle. Ce quartier
historique et piétonnier (Basilique
Saint-Martin, Tour Charlemagne…) abrite
en effet de nombreux cafés, bars,
pubs, restaurants et discothèques.
En outre, depuis 1988, le label "ville
d'art et d'histoire" marque l'engagement
de la ville dans la mise en valeur de ce
patrimoine ; ceci, non seulement en vue
d'un développement touristique (signalétique
des monuments, visites conférences…),
mais aussi dans un but pédagogique,
d'une part en milieu scolaire (ateliers…),
d'autre part auprès de tous les publics
avec des expositions temporaires présentant
les différents aspects des richesses
artistiques et architecturales.
Ancienne capitale des Turons, très
modeste village lacustre avant la romanisation.
La cité nouvelle prit d'abord le
nom de "Caesarodunum", et fut
l'une des villes importantes de la Gaule
romanisée ; elle fut peut-être
évangélisée dès
le 3ème. Au premier évêque
saint Gatien, envoyé par le pape
Fabien, succédèrent saint
Lidoire, puis, au 4ème, saint Martin,
ancien légionnaire romain souvent
appelé "l'apôtre des Gaules".
Après sa mort, son tombeau devint
le but d'un très important pèlerinage.
Un oratoire fut édifié, remplacé
vers 480 par une somptueuse basilique, autour
de laquelle prit naissance un bourg, la
Martinopole Au 6ème, l'évêché
de Tours eut pour titulaire
l'historien saint Grégoire de Tours
qui favorisa le pèlerinage. A la
fin 8ème, sous la conduite de l'abbé
de Saint-Martin, Alcuin, appelé par
Charlemagne, Tours devint
un grand foyer culturel et artistique. Au
9ème, la ville, l'abbaye Saint-Martin
et 28 églises, sauf la cité
fortifiée avec la cathédrale,
furent détruites par les Normands.
Depuis le 10ème, remparts de Châteauneuf
protégeant Saint-Martin. Lors de
la rivalité des comtes de Blois et
d'Anjou, la ville de Tours
fut prise par Foulques Nerra, comte d'Anjou,
puis entra dans les domaines des Plantagenêts,
avant d'être conquise par Philippe
Auguste en 1202 et rattachée définitivement
au domaine royal en 1259. En mai 1308, Philippe
le Bel y réunit les états
qui condamnèrent les Templiers. Au
milieu du 14ème, Tours
et Châteauneuf furent réunis
par le "Mur de Jean le Bon". L'armée
de Jeanne d'Arc partit de Tours
en 1429 pour aller délivrer Orléans.
L'industrie de la soie fut introduite au
15ème par Louis XI ; elle connut
son apogée au 16ème et donna
à la ville une grande prospérité.
La Réforme trouva à Tours
un terrain d'élection, mais les huguenots
ne furent maîtres de la ville que
pendant cent jours, d'avril à juillet
1562. Le Parlement de Paris et la Chambre
des comptes siégèrent à
Tours sous Henri III. La
révocation de l'édit de Nantes
entraîna l'exil de nombreux soyeux
et le déclin se poursuivit jusqu'au
19ème. La ville, bien peuplée
au 16ème (80 000 habitants est un
chiffre très exagéré),
n'en comptait plus que 20 000 en 1801. Bel
urbanisme Louis XVI. Tours
fut en octobre et novembre 1870, le siège
de la Délégation du gouvernement
de la Défense nationale, plus tard
transféré à Bordeaux.
Les Prussiens occupèrent la ville
en janvier 1871. Au cours de la Première
Guerre mondiale, elle fut un grand centre
de ravitaillement des troupes américaines.
Les principaux ministères et administrations
s'y replièrent en mai 1940. En 1940
et 1944, elle fut cruellement endommagée
par des bombardements (tout le centre nord,
et le noeud ferroviaire au sud-est). Le
bourg de Saint-Symphorien s'est développé
autour d'une église construite au
5ème par saint Perpet. La châtellenie
appartenait à l'abbaye de Marmoutier.
La paroisse s'est appelée Saint-Symphorien-des-Ponts,
étant à l'extrémité
nord des vieux ponts de Tours,
rive droite de la Loire. Hameau de Tours
depuis 1964. Sainte-Radegonde-de-Touraine
s'est appelée Saint-Ouen jusqu'au
17ème. Ancienne abbaye de Marmoutier
fondée en 372 par saint Martin, ravagée
au 9ème par les Normands, puis restaurée
à partir de 860. Mise en commende
au 16ème, elle fut pillée
par les protestants. Le cardinal de Richelieu
en fut abbé à partir de 1629
et introduisit la réforme des Mauristes.
Supprimée à la Révolution,
elle fut presque entièrement démolie
en 1818. Hameau de Tours
depuis 1964.
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